Les agents persistants transforment le code en système distribué
Les nouveaux harnais ne s’arrêtent plus avec le prompt. Headlong maintient un flux de pensée unique entre Slack, Telegram et mobile, conserve sa trajectoire dans un graphe de fichiers JSONL et peut revenir seul sur un défaut. Ce passage à l’activité continue expose aussitôt le vrai coût : mémoire imparfaite, processus qui se tue lui-même, secrets partagés et 1 à 2 dollars de modèles par heure.
Dès que plusieurs humains et agents modifient les mêmes données, cette persistance devient un problème de concurrence. Ablo place devant Postgres un chemin d’écriture commun : les claims ordonnent les acteurs, les lectures périmées sont refusées et chaque changement reste attribué. L’agent n’est plus seulement un client du contexte ; il devient un rédacteur asynchrone qu’il faut empêcher d’écraser le travail d’autrui.
La même bascule atteint l’intégration métier. Vejas remplace l’interface de construction par des flux lisibles écrits par un agent, corrigés sur leurs tables et seuils par un expert, puis exécutés par un binaire Rust sur NATS. Le harnais des agents persistants ressemble donc de plus en plus à un système distribué : journal durable, autorité bornée, idempotence, reprise, ordonnancement et bac à sable comptent désormais autant que le modèle.







